Exploration photographique des souterrains de Lyon

Recueil du Lyon souterrain - le livre
"Par le passé, deux ouvrages - Voyage au ventre de Lyon et Les souterrains de Lyon - ont dressé une liste des réseaux souterrains lyonnais, avec adresses et plans à l'appui. Dans cette lignée, Recueil du Lyon souterrain s'attache à faire le point sur ce patrimoine lyonnais en ce début du 21ᵉ siècle."
Telle est la préface du livre Recueil du Lyon souterrain, que l'on peut lire dans l'ouvrage produit et édité par Éric Fuster. Vous trouverez sur cette page quelques photos du livre que j'ai réalisées pour son projet, prises lors de sorties nocturnes."
Une aventure inoubliable
Avoir l’opportunité de photographier les souterrains de Lyon est une expérience rare et fascinante. Sous la ville lumière, se cache un réseau complexe de galeries et de passages souterrains, comme par exemple les "arêtes de poissons de la Croix Rousse" témoins d’une histoire riche et mystérieuse. Ces souterrains, parfois utilisés comme refuges ou voies de communication secrètes au fil des siècles, sont aujourd'hui en grande partie oubliés du grand public.






















Une aventure sous terre
Descendre dans ces galeries, c’est plonger dans un autre monde. L’atmosphère y est chargée d’humidité, l’écho des pas se perd dans le silence, et chaque recoin peut révéler une surprise. Certains passages sont étroits, à peine assez larges pour se faufiler, tandis que d’autres débouchent sur des espaces vastes et imposants. Mais chaque exploration s’accompagne de défis : certaines zones sont partiellement inondées, d’autres présentent des sols instables ou des plafonds bas, rendant les déplacements périlleux.
Les défis techniques de la photographie souterraine

Photographier dans un tel environnement est un défi passionnant. L’absence quasi totale de lumière naturelle rend indispensable l’utilisation de techniques spécifiques. Pour capturer la beauté des galeries tout en respectant les contraintes, voici quelques astuces que j’ai utilisées :
- Trépied et pose longue : Le trépied est un outil indispensable pour obtenir des images nettes dans ces conditions de faible luminosité. Une pose longue permet de capter un maximum de lumière, révélant ainsi les textures et détails des parois.
- Éclairage avec lampe torche : Une simple lampe de poche, comme une Maglite, devient alors un véritable pinceau de lumière. En éclairant progressivement les zones souhaitées durant la pose longue, j’ai pu créer des ambiances uniques et souligner la structure des galeries.
- Adaptation à l’environnement : Les passages étroits m’ont contraint à m’asseoir ou à m’allonger pour trouver le bon angle. Dans les zones inondées, il fallait redoubler d’ingéniosité pour positionner le trépied sur un sol glissant et instable.
Inventivité et improvisation
Dans un cadre aussi imprévisible, il a fallu expérimenter et improviser. Parfois, un simple reflet dans l’eau devenait une opportunité créative, ajoutant de la profondeur à l’image. D’autres fois, il s’agissait de jouer avec l’obscurité pour donner une dimension dramatique à la scène.
Une expérience enrichissante
Explorer et photographier les souterrains de Lyon est bien plus qu’un simple exercice technique : c’est une immersion dans l’histoire cachée de la ville, un défi pour l’esprit créatif et une aventure à chaque instant. Cette expérience m’a non seulement appris à mieux maîtriser la lumière et l’espace, mais elle m’a également rappelé à quel point l’imprévu peut être une source inépuisable d’inspiration.
Et vous, seriez-vous prêt à descendre sous la ville pour capturer des images uniques ?